Les menaces d'actions criminelles ou terroristes n'ont de cesse d'augmenter depuis quelques années ; ainsi, de nombreuses techniques de détection d'armes dissimulées, contrebande, explosifs et d'autres objets ont été développées.

La conférence aura lieu le lundi 26 mars 2012, dès 17 h 30 (durée approximative : une heure).

Des systèmes basés sur des ondes électromagnétiques entre 30 et 100 GHz (longueurs d'onde comprises entre le centimètre et trois millimètres) et entre 100 GHz et 10 THz (longueurs d'onde comprises entre trois millimètres et trente microns) dans la région du térahertz ont certains avantages particuliers :

  • les ondes électromagnétiques se propagent dans l'atmosphère (pas très loin à cause de l'absorption par la vapeur d'eau dans l'air : de l'ordre de trente mètres) et peuvent être utilisées pour des détections à distance ;
  • à ces fréquences, ces ondes pénètrent la plupart des barrières physiques, on peut donc voir des objets cachés ;
  • les longueurs d'onde sont suffisamment courtes pour donner une résolution spatiale suffisante pour visualiser et localiser les objets menaçants.

Au-delà de 500 GHz, la plupart des macromolécules, dont les explosifs habituels, drogues, produits pharmaceutiques, agents pathogéniques comme l'anthrax, ont des résonances caractéristiques (appelées les « empreinte THz », voir le spectre d'absorption des explosifs) dans leur spectre térahertz que l'on peut utiliser pour les identifier. 

On trouve beaucoup d'application biomédicales, parce que la radiation térahertz est couplée avec un spectre en vibration et rotation d'énormément de composés biomédicaux. Les radiations à ces fréquences ne sont pas ionisantes et, à des intensités modestes, sans danger pour l'humain.